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Suite stabilité Interne

Stabilité Interne :

  • La forte hétérogénéité de la maçonnerie et l’absence de mortier distingue les murs en Pierres Sèches des autres murs poids ; il est dans ce cas nécessaire de tenir compte, en plus des règles de stabilité externe, des ruptures internes de l’ouvrage pour déterminer sa stabilité.

Les principes mécaniques spécifiques à la pierre sèche (et novateur) qui vont être utilisés par la suite ont été validés par l’Analyse des caractéristiques des systèmes constructifs non Industrialisés (ADEME- CSTB 2008) piloté par le CSTB à l’intégration du réseau Ecobâtir

Les Premières études traitant de la stabilité interne des murs en pierres sèches remontent au XIX siècle. En 1834, le lieutenant Général sir John Burgoyne entreprend une campagne d’essais à l’échelle 1 sur quatre Murs en granite bâtis à sec (Burgoyne 1853). Les quatre murs sont de même longueur et de même hauteur et de même volume mais présentent des profils différents, l’objectif étant de tester l’influence de la géométrie sur la stabilité de l’ouvrage. Les murs sont ensuite remblayes avec de la terre pour évaluer leur comportement sous sollicitation. Le compte rendu de Burgoyne indique que, si les deux premiers sont restés stables, les deux autres ont rompus par renversement suivant un plan de rupture partant du pied du mur et incliné par rapport à l’horizontale. On retrouve cette notion, plan de rupture interne dans l’étude de Casimer Constable en 1875, étude réalisée pour le compte de l’ Américan Society of Civil Engineers

         
     

En 2002, encouragé par la dynamique régionale autour de la pierre sèche et par un collectif d’artisans motivé, Boris Villemus ingénieur des travaux public de l’état et doctorant à l’ENTPE, coordonne une série de tests au Baucet 84 Vaucluse sur des murs en calcaires chargés par pression hydrostatique. Le comportement de chaque mur a été relevé au cours d’essais grâce à des capteurs de déplacement et des mesures stéréophotogrammétriques qui ont confirmé que la rupture se produisait suivant un plan incliné d’un angle Θ par rapport à l’horizontale : La partie inférieure du mur reste immobile tandis que la partie supérieure se comporte comme un bloc monolithique. Ces expériences ont été suivies en 2003 d’un cinquième essais à Saint Germain de Calberte sur un mur de Schiste qui a validé les résultats obtenus précédemment. C’est sur cette étude que s’appuient les ABAQUES présentés ici ; plus d’informations peuvent être trouvées dans la thèse de Doctorat de Boris Villemus. Lien Thèse Boris

     
 
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